La plus grande championne québécoise de taekwondo

Initiée au taekwondo et au karaté par son père Réjean alors qu'elle n'a que cinq ans, Karine Sergerie découvrit une discipline lui permettant d'allier vitesse, puissance et stratégie. Son parcours fera d'elle la plus grande championne québécoise de cet art martial d'origine sud-coréenne. 

Sa progression est rapide et aux championnats canadiens juniors, elle remporta deux médailles d'or (1999 et 2001) et une médaille d'argent (2000). Après être passée au niveau senior, elle va enfiler de nombreux titres nationaux.

Sur la scène internationale, son palmarès est remarquable avec 50 victoires en 62 combats. Cela s’est traduit par de nombreux succès. Aux championnats mondiaux, Sergerie est montée sur le podium à quatre reprises. En 2005 et 2011, elle obtint des médailles de bronze, tandis qu'en 2003 elle récolta l'argent. Son heure de gloire survint aux Championnats mondiaux de 2007 disputés à Beijing alors qu'elle dut surmonter un retard de 0-3 au dernier assaut pour finalement l'emporter en prolongation et récolter la médaille d'or.

C'est avec ce titre mondial en poche que Sergerie s'est présentée aux Jeux olympiques de Beijing en 2008. Elle gagna aisément ses trois premiers affrontements pour accéder à la finale où elle s'inclina de justesse devant sa rivale Kyungseon Hwang de la Corée du Sud. Cette médaille d'argent demeure le meilleur résultat canadien en taekwondo aux Jeux olympiques. <<< pour en savoir plus sur la compétition de taekwondo aux Jeux olympiques de 2008 >>>


Karine Sergerie fut aussi médaillée d'or aux Jeux panaméricains de Rio de Janeiro en 2007, double médaillée d'or aux Championnats panaméricains (2006 et 2010), en plus de triompher dans six omniums internationaux entre 2007 et 2012. Elle prit part aux Jeux olympiques de Londres en 2012 où elle se classa au neuvième rang.

Souffrant de maux de dos chroniques et après plusieurs chirurgies de la hanche, Karine Sergerie annonçait sa retraite en mai 2014.




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