Rogatien Vachon, un des meilleurs gardiens des années 70

Lorsque l'on pense aux meilleurs gardiens de but des années 70, les noms des Ken Dryden, Bernard Parent et Tony Esposito nous viennent tout de suite à l'esprit. À ces légendes, on doit ajouter un gardien de petite taille possédant des réflexes vifs, dont les performances ont fait rager les meilleurs attaquants : Rogatien Vachon.

Né le 8 septembre 1945 à Palmarolle en Abitibi, il disputa 16 saisons dans la LNH avec les Canadiens de Montréal, les Kings de Los Angeles, les Red Wings de Detroit et les Bruins de Boston. Une belle carrière au cours de laquelle il participa à 795 matchs (355 victoires, 291 défaites et 127 nuls), réussissant 51 jeux blancs et remportant trois coupes Stanley avec Montréal et une coupe Canada avec l'équipe nationale.

Vachon effectua ses débuts dans la LNH lors de la saison 1966-1967 avec les Canadiens. Après une blessure à Lorne Worsley et les performances chancelantes de Charlie Hodge, le Tricolore accorda une chance à Vachon. Il disputa 19 matchs en saison et se retrouva devant le filet des Canadiens pour amorcer les séries éliminatoires. En demi-finales, les Canadiens disposèrent des Rangers de New York en quatre matchs, mais s'inclinèrent en finale de la coupe Stanley devant les Maple Leafs de Toronto. Lors des deux séries, Vachon présenta un excellent dossier (6 victoires et une moyenne de 2,38) et démontra qu'il avait un bel avenir dans la LNH.


Lors des deux saisons suivantes (1967-68 et 1968-69), il partagea le travail devant la cage des Canadiens avec le vétéran Worsley. En 1967-68, le duo mérita le trophée Georges-Vézina. Vachon aida les Canadiens à mériter deux coupes Stanley consécutives. Au cours de la finale de 1969, il était d'office lors des quatre matchs de la finale face aux Blues de Saint-Louis.

En 1970-71, il disputa 47 matchs avec le Tricolore qui remporta la coupe Stanley. Par contre, il ne disputa aucun match éliminatoire puisque le club misa sur un jeune gardien de but rappelé des Voyageurs de Montréal de la Ligue américaine de hockey : Ken Dryden. Ce dernier fut spectaculaire lors des séries et remporta le trophée Conn-Smythe.

Suite aux excellentes performances de Dryden pour débuter la saison 1971-72, les Canadiens échangèrent Vachon aux Kings de Los Angeles en novembre 1971. C'est en Californie qu'il s'est établi comme l'un des meilleurs gardiens de la LNH. Ses brillantes performances, souvent spectaculaires, en firent le joueur le plus populaire des Kings au cours des années 70 et il contribua grandement à faire des Kings un club compétitif.

À partir de la saison 1972-73, il est devenu le gardien numéro un de l'équipe. Et de 1972-73 à 1977-78, il totalisa 165 victoires et 32 jeux blancs avec les Kings. En 1974-75, les Kings établissaient un nouveau record d’équipe avec une récolte de 105 points et terminaient avec le quatrième meilleur dossier du circuit. Cette saison-là, les Kings ont connu un début de saison fulgurant (10-1-6) et Vachon joua un rôle prépondérant dans cette séquence alors qu’il conserva une moyenne 1,47.


Rogatien Vachon fut choisi le joueur par excellence des Kings à quatre reprises en cinq saisons entre 1972-73 et 1976-77. De plus, il est nommé sur la deuxième équipe d’étoiles de la LNH à deux reprises.

À l’été 1978, il s’est joint aux Red Wings à titre de joueur autonome, avec lesquels il disputa deux saisons. Il termina sa carrière avec Boston en 1981-1982.

L'un des hauts faits de sa carrière est survenu à l’automne 1976, alors qu'il est choisi pour faire partie de la puissante équipe canadienne lors de la première édition de la coupe Canada. Il fut devant la cage du Canada à chacune des rencontres et il fut nommé sur l’équipe d’étoiles de la compétition grâce à un dossier de 6 victoires, dont deux par jeu blanc, tout en conservant une moyenne de 1,39. Son rôle fut très important dans la victoire du Canada.

Vachon est resté associé aux Kings après sa retraite occupant, entres autres, les fonctions de directeur-gérant et de président du club. En février 1985, les Kings l'honoraient en retirant son chandail, le numéro 30. En 2016, les portes du Temple de la renommée du hockey s'ouvraient pour l'accueillir parmi les immortels du hockey.



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